Suite de la saga du Grimpeur...
Le Grimpeur - interprété par Imer Ertemel - continue ses ascensions extraordinaire sous l'œil toujours plus assidu de la caméra. Et quelle caméra ! Vous l'aurez remarqué, ce film surpasse tout les attentes au niveau de la qualité de l'image.
Le film met en scène dans une ambiance religieuse, païenne et psychédélique à la fois des nouveaux acteurs prodigieux comme Emixam Ittehcram, qui interprète avec brio Luia, le dur grimpeur italien. A ses côtés, le starring surprend de nouveau par l'apparition savoureuse de Oguh Nozzir, jeune gringalet aux doigts magiques. Mais plus encore, le film vous ébahira avec la casi-résurrection d'Anej Opac dans la troupe ; mais aussi les retours, toujours bien accueillis, du coach sous les traits de Notna-Cram Levalc et du pakistanais Guguste sous ceux de Nitsugua Taniom, toujours non loin d'un bon vieux vélo...
Longuement travaillé, le scénario laissera le loisir aux spectateurs de trouver de nombreuses analogies au livre le plus vendu au monde après Harry Potter - livre d'ailleurs cité dans le film...
Le Grimpeur Sans Lueur se voulait être un défi de humble démiurge face à la grimpe classique et aux courts-métrages conventionnels. Mêlant le sérieux à l'incompréhensible, il retrace à la perfection les grands traits du mythe.
Partie 2/4
Partie 3/4
Partie 4/4
Certains d'entre vous se demandent encore, après avoir visioner le film, quelle morale en tirer. Doit-on voir l'escalade comme un sport au-delà de la mort, tant bien même que sa dangereusité, parfois trop souvent mise en exergue dans d'autres films, puisse le nier ? Doit-on voir dans le coach la figure du Christ et donc du maître ? L'escalade est-il une pratique proche du taoïsme (Tao = La Voie) avec un éternel retour ? L'alternance lumière/nuit fait-elle un rappel inconscient au Yin et au Yang ou plutôt à la dichotomie trop bien connue et judéochrétienne du Bien et du Mal ?
Un film qui soulève bien des intérrogations et un bon film, n'est-ce pas ?